La pépite Alcaraz ébranlera-t-elle la déroutante constance du gaucher brit’ ?
C'est marrant ce match. Il oppose Carlos, qui connait le succès très jeune et Cameron, qui a attendu plus longtemps pour faire sa grande percée.
Il oppose un gaucher à un droitier. Il oppose des mecs qui ont tout deux gagné leur premier titre en carrière cet été. Alors, qu'est ce qui fera la différence ici ?
Alors, c’est vrai que Norrie est sur une série de trois défaites consécutives… Mais aucune de ces défaites n’est inquiétante. Nishikori, Khachanov et Isner sont loin d’être des peintres… on te pardonne Cam.
Bon, après on ne va pas vous le cacher, ça ferait du bien à notre britannique de retrouver le chemin de la victoire. Il réalise cette année une saison exceptionnelle. Finales à Estoril, Lyon et au Queen’s et … un titre à Los Cabos.
Peut-être qu’il a relâché légèrement la pression après cette victoire tant attendue ? Ce ne serait pas le premier.
On est sûrs qu’il saura se replonger dans le bain pour le dernier grand chelem de l’année. En tout cas, on l’espère. Car contre la fougue du jeune Alcaraz, il vaut mieux se tenir prêt.
Alcaraz, tout comme Cameron, a un jeu relativement adapté aux différentes surfaces. Il a réalisé son premier coup d’éclat sur la terre battue d’Umag il y a quelques semaines et a atteint une demie à Winston Salem, la semaine avant New-York.
Très offensif, le jeune espagnol n’hésitera pas à attaquer son adversaire tôt dans l’échange pour prendre le dessus. Contre Norrie qui se déplace et anticipe bien les attaques, ça devrait être intéressant. Le britannique aime par ailleurs se servir de ses accélérations de revers et de ses montées au filet pour inquiéter ses adversaires.
Première rencontre entre nos deux joueurs.
Alcaraz a incontestablement tout d’un grand. Mais il est encore un peu jeune, et manque encore un peu de maturité. C’est de ce point de vue-là que Norrie devrait savoir faire la différence.


